Assauts des lobbys pétroliers en Ile-de-France :  soyons vigilants, restons déterminés !

Avec Roseline Sarkissian, nous réaffirmons dans une tribune notre opposition à l’exploration et à l’exploitation du gaz de schiste.

« L’Île-de-France, eldorado de l’or noir ? Le slogan revient souvent dans la bouche des lobbys pétroliers. Et pour cause, notre région figure pour les industriels parmi les bassins les plus prometteurs en Europe : 4,7 milliards de barils de pétrole sommeilleraient dans le sous-sol du seul bassin parisien !

Dès le départ, la Région île-de-France s’est montrée déterminée à ne pas laisser ces compagnies détruire notre environnement et notre cadre de vie.

Notre avenir, ce ne sont pas les hydrocarbures de schiste

Avec la majorité de gauche au Conseil régional, nous avons à de nombreuses reprises répété que l’avenir ne se situerait pas dans les hydrocarbures de schiste.

Notre avenir, c’est la mise en place d’une vraie transition énergétique qui mise pleinement sur les énergies renouvelables. C’est la marque de notre bilan à la tête de la région capitale ; c’est le projet de Claude Bartolone pour l’Île-de-France.

Les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne sont directement concernés par ce sujet. Et dès 2010, des collectifs rassemblant des associations de défense de l’environnement, des élus locaux, et des citoyens engagés, ont alerté les ministres successifs des risques inhérents à l’exploitation de la roche mère en France.

Cette mobilisation populaire a payé : la loi du 13 juillet 2011 est un premier jalon pour protéger notre environnement des dérives exploratrices et des saccages de la méthode dite de « fracturation hydraulique ». Mais les ambigüités de la loi ne lèvent pas tous les doutes, loin de là : le combat doit continuer.

La loi actuelle présente de trop nombreuses ambiguïtés 

Alors que de nombreux élus de droite ne cessent de s’affirmer favorables à de nouveaux tests pour l’exploitation de pétrole et gaz non conventionnels, la loi 13 janvier 2011 présente en effet de trop nombreuses ambiguïtés : elle ne ferme pas totalement la porte à l’exploitation des gaz et pétroles de schiste – et ouvre ainsi la voie à l’exploration.

Comment estimer alors que c’est une protection suffisante pour nos territoires et notre environnement ?

Malgré le message clair des pouvoirs publics, les lobbys restent donc actifs : des compagnies telles que Vermillon ou Hess Oil, grandes spécialistes de l’exploitation du gaz de schiste outre-atlantique, multiplient des forages autour de villes comme Nangis en Seine-et-Marne, ou encore Vert-le-Grand en Essonne, et investissent chaque année des dizaines de millions d’euros en prospection sur l’ensemble de notre région.

Ces sociétés jurent la main sur le cœur qu’elles ne prospectent et n’exploitent que du pétrole dit « conventionnel ». Pour cela, elles s’appuient sur le code minier, qui, dans sa version actuelle, ne fait pas la différence entre hydrocarbure conventionnel et non-conventionnel.

Le débat sur les « techniques propres » n’a pas de sens

Parce que nous ne devons pas laisser le moindre doute sur un sujet qui engage l’avenir de nos enfants et de nos territoires, il y a évidemment urgence à réformer ce code minier, vieux de 205 ans, qui ne répond plus aux enjeux d’aujourd’hui.

C’est d’ailleurs tout le sens de la démarche des ministres de l’Écologie, Ségolène Royal, et de l’Économie, Emmanuel Macron, dans l’annonce de consultations publiques pour l’élaboration d’un code minier plus respectueux de l’environnement.

Ne nous trompons pas de débat : l’interdiction de la fracturation hydraulique, c’est la B-A-ba ; mais au-delà, c’est bien sur la question de l’exploration des pétroles et gaz de schistes qu’il ne faut pas faiblir. À ce titre, le débat sur les « techniques propres » n’a pas de sens : quelle que soit la méthode utilisée, l’empreinte carbone des hydrocarbures de schiste est équivalente à celle du charbon !

Sans même insister ici sur les dégagements d’éthane, gaz extrêmement dangereux pour notre santé comme pour la planète, mis en évidence par une équipe de l’université de Liège.

Pour une transition écologique, énergétique et sociale

Notre vigilance reste intacte, notre détermination est sans faille. Les associations et nombreux collectifs franciliens peuvent compter sur notre appui et celui de Claude Bartolone pour faire valoir notre opposition résolue à toute idée d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures non-conventionnels en Île-de-France.

À quelques jours de la conférence mondiale sur le climat, la priorité absolue reste plus que jamais la réussite de la transition écologique, énergétique et sociale en Île-de-France ; pour faire de notre région, une Île-de-France humaine. »

Factchecking : le logement

Claude Bartolone a présenté hier matin les 160 propositions qui font son projet. La campagne est lancée. Poursuite de nos efforts pour les transports, lutte contre les déserts médicaux, accélération sur le décrochage, encadrement des loyers généralisé à l’Ile-de-France, soutien aux PME… C’est un projet qui prend racine dans ce qu’a construit avec constance la majorité que je préside ; c’est une vision qui fait sienne le bilan d’une gauche rassemblée en le dépassant. A nous de le détailler, de l’expliciter, de le défendre contre les dénégations, les caricatures et les approximations.

Hier encore, Valérie Pécresse attaquait l’action de la Région en matière de logement, en accusant la gauche de vouloir « ghettoïser » des quartiers entiers par la construction de logements sociaux. Non, le logement social ce ne sont plus les constructions absurdes de l’après-guerre ; et non, le problème ce n’est pas le trop de logement sociaux mais l’insuffisance de logements en Ile-de-France. Qu’on repense alors au changement de pied des collectivités passées à droite en 2014 qui ont arrêté la construction de 5 000 logements ; qu’on repense aux communes dirigées par la droite qui refusent toujours de respecter la loi SRU et la règle des 25% de logements sociaux.

La gauche régionale a fait le choix courageux de lutter contre la crise du logement par un investissement de près de 1,2 milliards d’euros sur la mandature et la mise en place d’un comité régional pour mettre tout le monde autour de la table – Etat, collectivités, professionnels, associatifs. La création récente d’un établissement public foncier unique pour l’Ile-de-France nous permet de disposer d’une force de frappe de 2 milliards d’euros pour réaliser l’objectif de construction de 12 000 logements par an à proximité des réseaux de transports. Dois-je encore rappeler que nous avons fait le choix, avec l’Etat, d’aider spécifiquement les territoires qui construisent ? Demain, la généralisation de l’encadrement des loyers en Ile-de-France renforcera encore l’efficacité de notre action.

Place aux faits, Madame Pécresse, ils sont têtus : l’action de la gauche à la Région, c’est cela lutter pour l’égalité et contre les ghettos.

Réaction à l’annonce du projet présenté par Claude Bartolone

Je salue la qualité et la cohérence du projet pour l’Ile-de-France proposé par Claude Bartolone ce matin. À travers 160 propositions, Claude Bartolone défend une Ile-de-France dans laquelle je me retrouve pleinement, complétant, accélérant et dépassant les actions menées par la gauche à la tête de cette Région pour améliorer le quotidien des Franciliens.

Le programme s’appuie sur un bilan solide et reconnu que j’entends continuer à défendre, loin des caricatures régulièrement présentées par la tête de liste du parti des Républicains ou celui du Front National ; comme je l’ai déjà fait, je donne rendez-vous sur mon blog à tous ceux qui s’intéressent à la vérité des faits et des chiffres.

DBV Technologies : reflet d’une Ile-de-France entrepreneuse et innovante

Madame Pécresse,

J’ai rencontré, hier après-midi, les salariés et le PDG de l’entreprise DBV Technologies, spécialisée dans le traitement des allergies alimentaires et dont le siège est à Bagneux. Cette PME incarne le génie entrepreneurial francilien. Les innovations qu’elle a développées pourraient, à terme, traiter des centaines de milliers de personnes souffrant de ce type d’allergie. Très vite repérés par la Région, les fondateurs de cette boîte « made in Ile-de-France » ont bénéficié dès 2002 d’un accompagnement financier adapté, via notamment la société de capital-risque Cap-Décisif dont nous sommes actionnaires. Aujourd’hui, on ne peut que constater l’immense succès de cette aventure entrepreneuriale. L’entreprise a d’ailleurs réussi une levée de fonds exceptionnelle de 245 millions d’euros il y a quelques semaines.

Cette « success story » illustre ce qu’est aujourd’hui l’Ile-de-France : un terreau fertile pour les entreprises et un havre de développement pour les investisseurs étrangers. Permettez-moi en effet de vous rappeler que le très sérieux Financial Times» – dont le french bashing est pourtant la spécialité -, à travers son indice « FDI Markets », a classé l’Ile-de-France au troisième rang des métropoles mondiales en matière d’investissements internationaux. Et on ne parle pas ici de n’importe quel type d’investissements : l’association Paris-Ile-de-France Capitale économique a étayé ce résultat en prenant en compte les investissements dits « Greenfield », ceux qui créent de l’emploi et des activités nouvelles. Dixième de ce classement en 2012, notre région est aujourd’hui dans le Top 3.

Quand vous dîtes, comme vous l’avez fait au milieu de l’été, que la gauche a géré la région comme une rente, vous insinuez que ce « miracle » francilien s’est donc produit tout seul, en suivant les fluctuations de l’économie mondiale et l’humeur des investisseurs internationaux. Notre chance, oui, c’est que notre région regorge de talents et d’entreprises innovantes qui font le dynamisme francilien. Mais si notre territoire est aussi propice à la création de valeur ajoutée et d’emplois, c’est également grâce à une action stratégique de long terme de la Région Ile-de-France qui a su construire, patiemment, un partenariat solide avec les entreprises et l’ensemble des acteurs économiques. La chambre régionale des comptes salue d’ailleurs la pertinence de nos initiatives en la matière, notamment le dispositif PM’UP – notre fonds d’aide au développement des PME et PMI – qui a accompagné plus de 700 entreprises.

En réalité, l’Ile-de-France a toujours fait de l’accompagnement des entreprises un axe décisif de son développement. Chaque année, 200 millions d’euros sont accordés à des entreprises innovantes. En moyenne, elles sont près de 10 000 à bénéficier tous les ans de notre soutien. Nous aidons les jeunes entrepreneurs, notamment dans les quartiers populaires, à aller au bout de leurs projets et nous offrons également des espaces de travail d’une qualité rare à ces jeunes entreprises, avec 31 couveuses, 16 incubateurs et une cinquantaine d’espace de co-working que nous avons mis en place. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et mettent à mal vos arguments sur la « gauche rentière ».

Mais ce n’est pas tout. Car nous faisons tout pour que les Francilien-ne-s puissent être pleinement acteurs du dynamisme de notre territoire. Notre politique de soutien à l’apprentissage et à l’enseignement supérieur prépare les innovateurs de demain. En les formant chez nous, un lien fort se crée avec l’Ile-de-France, et c’est ici, dans notre Région Capitale, qu’ils feront fructifier leurs idées et leurs compétences.

Enfin, nos grands projets d’aménagement sont la base du développement économique francilien. Avec le Nouveau Grand Paris, nous faisons coup double : des investissements indispensables pour améliorer les transports et le quotidien des Francilien-ne-s ; mais également près de 50 000 emplois créés avec les travaux lancés dans les dix ans qui viennent. Cela aussi, Madame Pécresse, fait partie de notre vision d’une Ile-de-France entrepreneuse et humaine. Et avec le Passe Unique qui est en place depuis le 1er septembre, nous continuons de faire de notre territoire celui de tous les Franciliens. Nous continuons de donner les moyens à tous de profiter de ce formidable dynamisme que tant de médias et autres centres de recherche confirment année après année.

Alors, encore une fois, madame Pécresse, cessez de fausser la réalité pour le confort d’une campagne électorale. Après 10 ans passés sur les rangs du conseil régional, vous nous devez beaucoup mieux…

Fin des vacances…terminus Rock en Seine !!

Les vacances, pour ceux qui ont eu la chance d’en prendre, sont bien finies. Il y a, en cette fin de mois d’août, comme un air de fin de récréation.

Pourtant, pour la 13ème année consécutive, l’Ile-de-France va vibrer aux sons des grands groupes de rock de France et d’ailleurs. Tous les ans, depuis 2003, je trépigne d’impatience à l’idée d’aller me dégourdir les tympans au milieu des fosses en folie de Rock en seine. Et cette année encore, la programmation du festival nous fait rêver.

Franz Ferdinand and Sparks, the Chemical Brothers, the Libertines, Stereophonics… Les plus grands noms du rock et de la musique électronique sont au rendez-vous. Et ce n’est pas tout. Car cette édition 2015 fait la part belle aux petits nouveaux – plus si petits que ça d’ailleurs – de la scène rock et électro. Benjamin Clementine, le génial Jamie XX, Natalie Prass ou encore des artistes français comme Jeanne Added ou We Are Match seront aussi de la partie pour nous faire découvrir et apprécier ce que les prochaines années nous réservent d’albums mythiques et de lives survoltés. Cette programmation, en fin de compte, me fait penser de plus en plus que l’Ile-de-France est un havre d’inspiration pour toutes les musiques actuelles.

La Région Capitale s’est engagée depuis longtemps pour la musique. En soutenant la création du Réseau des musiques actuelles en Ile-de-France (le bien nommé RIF !), tous les talents dont regorge notre région peuvent être accompagnés tout au long de leur parcours, qu’ils en soient au stade d’étoile montante ou d’artiste confirmé. Ce sont près de 200 structures qui travaillent ensemble et font en sorte, chaque jour, que le travail de nos musiciens franciliens soit facilité. Sans oublier bien sûr les subventions que la Région accorde aux grands évènements comme Rock en Seine ou Solidays. Cette année encore, nous attendons près de 120 000 participants, et ce sont plus de 30 000 touristes français ou étrangers qui se déplaceront jusque sur le Domaine National de Saint-Cloud.

La création francilienne sera d’ailleurs bien représentée dans cette session 2015 de Rock en Seine. Avec notre scène Ile-de-France, nous permettons aux jeunes pousses du rock de la région de faire leur preuve dans un cadre inédit. Les mélodies blues-folk de Sparky and the Cloud, les sons pop-électro de Cléa Vincent ou encore le flow de Billie Brelok nous donneront une idée un peu plus précise de ce qui se fait de mieux dans la Région Capitale. Et que dire de la sélection Avant-Seine qui, année après année, nous fait découvrir en avant-première les groupes incontournables de demain. Lilly Wood and The Prick, Fauve ou Feu! Chatterton, tous ces groupes dont la carrière est aujourd’hui sur les rails sont passés par ce tremplin devenu une véritable pépinière pour tous les producteurs en quête de pépites sonores.

Vous l’aurez compris, pour le fan de rock que je suis, les derniers jours du mois d’août riment toujours avec cette grande fête musicale que nous avons la chance d’accueillir tous les ans dans notre région. J’ai pu voir, année après année, tous les plus grands noms de la musique d’hier et d’aujourd’hui : Arcade Fire en 2007, Archive en 2011 ou encore les Waterboys en 2012, un de mes groupes fétiches. Décidément, pour tous les amoureux du rock et de la musique en général, il fait bon revenir de vacances en Ile-de-France.

Valérie Pécresse et les lycées d’Île-de-France : un cas d’école pour le fact checking

La rentrée a ses classiques. Les approximations et les mensonges de Valérie Pécresse sur les lycées en Ile-de-France en sont un dont on se passerait bien.

Fidèle à son habitude, Valérie Pécresse a fait la leçon aux journalistes et aux Franciliens lors de la conférence de presse qu’elle a tenue lundi. Toujours pas de proposition en vue, mais promis, c’est paraît-il prévu pour la semaine prochaine – mais « la semaine prochaine », je l’entends et je l’attends depuis cinq ans : autant dire que je n’en attends plus grand chose.

Ce qu’on est en droit d’attendre, en revanche, de la présidente du premier groupe d’opposition, conseillère régionale depuis onze ans, c’est qu’elle sache un peu de quoi elle parle. Et force est de constater qu’il lui reste encore à faire du chemin.

Or c’est là quelque chose d’essentiel lorsqu’on entend mener une politique de construction et de gestion des lycées – qui est sans doute la compétence la plus difficile à exercer en Ile-de-France, une région qui compte 469 lycées, plus 385 000 élèves à la rentrée 2015… On ne badine pas avec l’école. On polémique encore moins. Il s’agit de l’avenir de nos enfants.

Bien entendu, tout n’est pas parfait.

Bien entendu, il peut exister des tensions dans certains établissements. Je ne l’ignore pas, et je sais combien parfois, le quotidien des élèves et des enseignants peut être difficile.

Bien entendu, Valérie Pécresse n’évoquera pas les conséquences de la suppression de la carte scolaire. Pourtant, les différences d’attractivité entre établissements jouent évidemment un rôle déterminant.

Bien entendu, elle ne reviendra pas sur les conséquences des politiques nationales, et notamment sur l’augmentation sensible du passage de la 3e à la 2nde générale, et le délaissement des filières professionnelles, qui prouvent pourtant chaque année davantage leur efficacité.

Bien entendu, elle se gardera bien d’évoquer le système que nous avons trouvé lorsque nous sommes arrivés à la tête de la Région, tout ce qui fonctionnait dans l’illégalité et l’opacité la plus totale. Il a fallu plus de 10 ans d’efforts pour remettre sur pied des procédures qui fonctionnent, reconstruire des relations de travail efficaces avec les maîtres d’œuvre et retrouver la confiance du monde éducatif, des élèves et de leurs familles.

Ne comptez pas sur moi pour lancer une interminable et stérile « guerre des chiffres ». Mais les Franciliens doivent pouvoir juger par eux-même de la réalité de l’action de la majorité de gauche à la Région Ile-de-France. Pour cela, je mets en ligne un document pour que chacun puisse juger sur pièce. J’appelle qui le souhaite – je pense particulièrement aux rédactions spécialisées dans le « fact checking » (la vérification de l’exactitude des chiffres, des informations et autres affirmations) – à comparer ces données à celles brandies par Valérie Pécresse. Je l’avais fait déjà fait en juillet dernier à l’occasion d’un ultime revirement de Valérie Pécresse sur le pass unique ; jusqu’à la fin de mon mandat, je me livrerai à cet exercice,  afin de permettre à chacun de vérifier, de critiquer et d’analyser avec objectivité.

Permettez moi tout de même d’évoquer quelques faits.

A la rentrée 2015, la Région compte 112 opérations en cours sur l’ensemble du territoire francilien, dont plus de 77 % seront livrées selon le calendrier initialement défini. Sur l’ensemble de ces opérations en cours, 20 projets ont vu le démarrage de leurs travaux décalé et 5 chantiers ont subi des incidents particuliers.

La construction ou la rénovation d’un lycée, c’est 8 ans en moyenne entre le vote de l’opération et sa livraison. Polémiquons aussi longtemps que l’on souhaitera sur ce chiffre, il s’explique parfaitement : les règles de maîtrise d’ouvrage public (MOP) sont strictes et imposent des délais légaux incompressibles de mise en œuvre ; en outre, il peut se greffer des délais supplémentaires imprévus (marchés infructueux, contraintes patrimoniales, etc). Mais la Région contrôle ces risques et assure un suivi strict des opérations de construction et de rénovation, loin des approximations de Valérie Pécresse.

Dans une logique de bonne gestion, la Région a fait le choix de programmer sur dix ans les opérations de rénovation et de construction des lycées, en tenant compte notamment des problématiques locales et de la démographie régionale. Le « Programme Prévisionnel d’Investissement » voté en 2012 (PPI) est précisément adapté aux besoins de l’Ile-de-France pour les années à venir. Aussi, les programmes précédents ont dès 2001 fait de l’anticipation du ‘’baby-boom’’ des années 2000 un enjeu essentiel : ils ont permis notamment de lancer plusieurs dizaines d’opérations dont plusieurs d’entre elles livrées dernièrement – extension du Lycée Suger à Saint Denis, nouveau lycée du Bourget, nouveau lycée de Chevilly-Larue, nouveau lycée de Dammartin-en-Goële, de Serris, etc. Le dernier programme d’investissement, voté en 2012, a amplifié l’effort en listant 261 opérations qui seront engagées d’ici 2022 pour un montant de 2,4 milliards d’euros. Cette année, nous avons engagé 425 M€ d’investissement soit autant que l’année dernière ; et je n’intègre pas ici les politiques éducatives et de soutien à la vie lycéenne (politique de lutte contre le décrochage, projets et démocratie lycéenne, tarification au quotient familial dans les cantines, etc.) dont le budget a progressé de 25 % entre 2010 et 2015.

Inutile donc d’empiler les programmes pluriannuels à la manière de Valérie Pécresse pour exhumer des opérations « fantômes » : sur les 99 opérations considérées en retard ou fantômes (sans les données des Yvelines), 86 erreurs ou approximations se sont nichées dans les cartes colorées de Valérie Pécresse. Prenons ainsi par exemple la Seine-et-Marne :

Sur les 13 opérations dites « fantômes » de Valérie Pécresse, 6 opérations sont en réalité inscrites au PPI 2012-2022 mais non encore engagées ; 2 autres sont inscrites au PPI 2012-2022 et ont été engagées tout récemment ; 3 opérations se déroulent selon le calendrier prévisionnel : last but not least, 2 font l’objet d’erreurs de la part de Valérie Pécresse:  l’opération du lycée Georges Clémenceau à Champagne sur Seine a vu son site fermé et et la restructuration du lycée Léopold Bellan de Chamigny a été interrompu par décision de l’Etat, en 2008, que cette opération a été interrompue. Elle est aujourd’hui en cours de reprise.  Bref, aucune trace d’opérations « fantômes ».

Le patrimoine des lycées et le nombre d’opérations engagées sont considérables. Ces opérations induisent d’ailleurs plus de 200 entreprises du BTP et plus de 7 500 emplois et n’ont d’autre objectif que de contribuer à la réussite des élèves. Aucune communication, aucune conférence de presse ne saura s’affranchir de la réalité. Et je serai toujours là pour le rappeler.

Ici c’est l’Ile-de-France !!

Enfin.

Enfin cette année l’Ile-de-France retrouve sa place de berceau du football français. Avec un PSG champion de France pour la troisième année consécutive et trois clubs franciliens en Ligue 2, l’Ile-de-France répond présent pour la saison 2015-2016. En tant qu’amateur de football autant que supporter de l’Ile-de-France, je me réjouis que cette année, en ligue 2, le Red Star croise les chemins du Paris FC qui aura maille à partir avec l’US Créteil-Lusitanos.

Et que dire du match d’ouverture de la Ligue 2 ce soir ? Cette affiche « made in Ile-de-France » annonce, elle aussi, une saison rythmée par des derbys qui vont faire chauffer les téléviseurs à Paris, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. En deuxième division depuis 2013, le Créteil Lusitanos fait déjà la fierté des Cristoliens depuis quelques années. Mais la montée du Red Star cette année est tout un symbole. Ce retour en grâce du club audonien ravive les souvenirs d’une aventure sportive unique dans notre région. Marquée par le passage de grands noms du football des années 1930-1940 comme Helenio Herrera ou André Simonyi, cette équipe a fait la preuve de sa détermination grâce à un effectif jeune et diversifié et à un staff ambitieux. Si l’on pense aux futurs derbys qui auront lieu aussi entre ces deux clubs et le PFC, on se dit que notre région est vraiment une pépinière de talents du foot.

Le sport aide à lutter contre les inégalités et faire pacifier nos sociétés modernes.. La politique sportive régionale, depuis des années, vise ainsi à favoriser la pratique du sport pour tous les Franciliens. Nous l’avons déclinée à travers la mise en place de nombreux équipements sportifs, comme les 60 terrains en pelouse synthétique qui ont été financés depuis 2011, mais aussi par une politique de soutien et d’accompagnement du mouvement sportif via un partenariat avec près de 80 comités régionaux et ligues dans toutes les disciplines. Si cet engagement de la Région vise avant tout à rendre le sport accessible à toutes et tous, on constate aujourd’hui que cette politique permet à de jeunes pousses de percer, dans le football tout particulièrement, et de se diriger vers une carrière professionnelle. Pour le plus grand bonheur des supporters de clubs franciliens.

Le match d’ouverture de la Ligue 2 est à l’image de la vitalité du football en Ile-de-France. Un bémol néanmoins et il est de taille : il n’a pas lieu dans notre région ! Les joueurs du Red Star n’auront pas la possibilité, pour cette saison en Ligue 2, de jouer dans leur arène historique, le stade Bauer. Malgré l’engagement du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et de la Région Ile-de-France auprès de l’équipe dirigeante du club, aucune solution n’a été encore trouvée. Ne polémiquons pas inutilement mais disons les choses tout net : il faudra trouver une solution de long terme pour tous ces supporters qui ne peuvent pas, à chaque match « à domicile », se déplacer à Beauvais. D’autant plus que, si vous voulez un avis de connaisseur, le club est parti pour rester au plus haut niveau pendant de nombreuses saisons. Alors anticipons et préparons la suite.

Affiche alléchante donc ce vendredi 31 juillet. Mais il reste un petit caillou dans le pied des dirigeants du club de Saint-Ouen. Espérons qu’une solution soit trouvée rapidement pour continuer à faire du football cette grand-messe populaire qui réunit les habitants d’un même lieu autour d’une équipe qui les fait vibrer. Que l’on vienne de Paris, de Saint-Ouen ou de Créteil.

Bon match à tous et que le meilleur gagne.